Le catholicisme comme religion d’obligation

Catholiques ou non, nous sommes aujourd’hui habitués presque naturellement à une forte autonomie personnelle. Mais, dans le domaine de la foi, cette liberté est extrêmement récente.

Le catholicisme s’est longtemps constitué
comme une religion d’obligation.

Catholiques ou non, nous sommes aujourd’hui habitués presque naturellement à une forte autonomie personnelle. Mais, dans le domaine de la foi, cette liberté est extrêmement récente.
Le catholicisme s’est longtemps constitué comme une religion d’obligation. L’Eglise avait établi tout un corset de contraintes judiciaires, administratives, voir financières, souvent avec l’aide du pouvoir politique.

Il ne faut pas remonter si loin dans l’histoire pour trouver l’épisode du chevalier de La Barre, décapité pour ne s’être pas découvert au passage du Saint-Sacrement ; et sous la Restauration, le jour de la Fête-Dieu, tous les habitants, catholiques ou non, croyants ou non, étaient tenus d’honorer le dogme de la présence réelle en tendant des draps blancs à leurs fenêtres sur le passage du Saint-Sacrement.

On aurait tort de conclure pour ces temps anciens à l’unanimité des cœurs ou des consciences, car l’Eglise s’en remettait à l’intervention du pouvoir et de l’administration pour assurer la conformité à son message d’enseignement.

Ces contraintes se sont progressivement desserrées ou même ont disparu et c’est le propre de la laïcité de faire que l’on ne soit plus tenu de croire par contrainte.
L’Eglise adopte une position de neutralité et réglemente de moins en moins les comportements. Mais les jugements moraux ont perduré dans les mentalités …

« Le Christianisme en accusation » p. 69