Les religions un enjeu majeur pour notre société

Les religions constituent un enjeu majeur pour notre société car elles sont le support d’une espérance.

Les religions constituent un
enjeu majeur pour notre société.

Quels sont les enjeux particuliers posés par la présence des religions dans la France d’aujourd’hui et par leurs rapports avec les pouvoirs publics ?

Les religions constituent un enjeu majeur pour notre société car elles sont le support d’une espérance. Le fait religieux est un élément primordial en ce qu’il inscrit « la vie » dans un processus qui ne s’arrête pas avec la mort. C’est pourquoi je n’ai pas une conception sectaire de la laïcité. Pas même la vision d’une laïcité indifférente. Je crois au besoin de religieux pour la majorité des femmes et des hommes de notre siècle. La place de la religion dans la France de ce début de troisième millénaire est centrale.

Mais je veux préciser que ce n’est pas une place à l’extérieur de la République ; ce n’est pas une place concurrente de la République. C’est une place « dans » la République. La République garantit une laïcité commune, ce qui signifie qu’il revient aux responsables publics, et plus particulièrement au ministre des Cultes, de s’assurer que l’ensemble des religions peuvent vivre dans la République, s’exprimer et se transmettre, mais conformément aux règles de la laïcité, c’est-à-dire en complète égalité.

Je crois donc en une laïcité positive, c’est-à-dire une laïcité qui garantit le droit de vivre sa religion comme un droit fondamental de la personne. La laïcité n’est pas l’ennemie des religions. Bien au contraire. La laïcité, c’est la garantie pour chacun de pouvoir croire et vivre sa foi.

Cela ne signifie en rien que les Églises doivent dominer la société, lui imposer leurs règles, lui fixer une morale et même un calendrier. D’abord, parce que le fait religieux peut être indépendant des Églises. On peut « croire » sans appartenir à aucune « organisation ». Ensuite, parce que les religions doivent se préoccuper du spirituel, pas de l’organisation du temporel. Enfin, parce que le droit de ne pas croire est également une liberté fondamentale. Reconnaître l’importance du fait religieux.