Livres de Jean d’Ormesson

« S’il s’agit de hasard, le hasard, en vérité, a été bon garçon : il a fait preuve à votre égard d’une outrageuse partialité. »

L’écriture est du langage conservé dans l’espace sous forme de signes au lieu de rester dispersé dans le temps sous forme de sons. (p. 152)

« En vérité, dans une espèce de terreur je me risquerai, sauf objection de ta part, à la qualifier de sacrée. S’il y a jamais eu de miracles, la pensée en est un. » (p 143

La vie est faite d’individus. La reproduction entre les individus aura longtemps été assurée par le sexe qui interviendra assez tard. (p. 129)

Quand se mettent à tourner les astres qui vous sont familiers, votre Soleil, votre Lune, la Terre elle-même, dix milliards d’années se sont déjà écoulées. (p. 128)

Elle est imprévisible. Elle m’étonnera toujours. Quand je l’ai inventée, je n’étais pas mécontent (p. 124)

Ma volonté se dissimule derrière les instruments que je me suis donnés pour agir sur le tout. Elle s’exprime à travers le hasard et la nécessité. (p 106)

Penser le monde est une tâche infinie. Penser le temps est tout aussi inépuisable. Parce que le temps est l’étoffe de l’univers.

Jean d’Ormesson nous invite à revoir l’histoire des hommes en prenant du recul ! « S’il y a une leçon de l’histoire, c’est que tout passe sous le soleil et que tout continue. » - « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle », affirmait le titre d’un livre publié en 2016 par Jean d’Ormesson. Elle s’est achevée dans la nuit du lundi mardi 5 décembre 2017.

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? L’histoire n’avance pas au hasard. Elle ne va pas n’importe où ni n’importe comment. Elle ne divague pas en titubant à la façon d’un homme ivre. Elle est cruelle, et souvent atroce. Mais elle a sa logique propre, implacable et terrible. Il y a un sens de (...)

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