Une explosion de violences

Cette explosion de violence se manifeste à un niveau global avec des expressions artistiques internationales et des tournées dans plusieurs pays et des supports à diffusion mondiale dont Internet.

Sur les vingt-cinq dernières années, nous pouvons constater dans les albums de BD, dans les CD et dans les Jeux de Rôle, une augmentation exponentielle de la violence (l’ultraviolence), de la magie noire et de l’occultisme etc. ; cette croissance peut s’expliquer en partie par deux raisons. La plus évidente est certainement celle motivée par la généralisation des réseaux de distribution dans le monde. La seconde est plus profonde et, accompagne un mécanisme propre aux passions humaines, (le « concupiscible ») qui nous entraînent indéfiniment vers des expériences toujours plus marquantes et fortes.

Si nous prenons l’exemple de films grand public, nous pourrions citer quatre longs métrages qui illustrent notre propos, spécialement au travers de la violence.

  • Années 70 : Orange Mécanique, de Stanley Kubrick
  • Années 80 : Alien, de Ridley Scott
  • Années 90 : Terminator II, de James Cameron
  • Années 2000 : Annibal, encore de Ridley Scott

Nous assistons à une sorte de montée en puissance de la violence sous toutes ses formes : dans les intrigues et les paroles, les jeux de scènes et les truquages toujours plus performants, le nombre de morts (par minute), le caractère macabre et morbide et la trivialité des scènes évoquées…

Nous constatons la même logique au sein du « satanisme culturel » : Dans les années 70 avec Mick Jagger, les années 80 avec le groupe anglais Venom, la décennie suivante avec quantité de groupes Scandinaves, américains, français ou autres comme Marduk, Bélial, Déicide, Morbid Angel, Elend… et enfin de nos jours avec Marilyn Manson.

Cette explosion de violence se manifeste donc à un niveau global avec des expressions artistiques qui ne sont plus uniquement anglaises ou américaines, mais internationales avec des tournées dans plusieurs pays et des supports à diffusion mondiale dont Internet.

Benoît Domergue : « Culture Jeune et ésotérisme » p. 59