Des artistes hors limites

Bandes dessinées, vidéos, films, Jeux-de-Rôles… parodient ou dénaturent le christianisme mais non l’islam, l’hindouisme, ou le bouddhisme, par exemple

À notre connaissance, il n’existe pas — sauf très rares exceptions — de groupes de musiques ou de scénaristes (à l’origine de bandes dessinées, vidéos, films, Jeux-de-Rôles…) qui parodient ou dénaturent des religions telles que l’islam, l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme pour ne parler que des plus importantes d’entre elles.

Ce sont le christianisme et le judaïsme qui, en revanche, subissent le plus de contradictions et d’oppositions de la part de quantité d’artistes issus de la majorité des pays industrialisés.

Dans des proportions insoupçonnées, c’est au demeurant l’Église Catholique Romaine qui est au centre de cette tourmente.

Nous connaissons bien sûr quelques chansons de Georges Brassens à la suite du surréalisme ou de chanteurs des années cinquante et soixante qui écrivirent quelques pamphlets à tendance anticléricale, mais de nos jours, le phénomène connaît une telle ampleur qu’il serait illusoire de comparer les genres avec quelques décennies de différences.

Ce sont ainsi des centaines d’artistes, dans des proportions toujours croissantes, qui publient quantités d’ouvrages à travers la dérision, la subversion en tout genre, le blasphème… Ils sont romanciers, dessinateurs, peintres, scénaristes ou sculpteurs et sont pour la circonstance qualifiés d’« artistes hors limites ». Ils prônent volontiers le body-art et le porno-art, l’échangisme et l’homosexualité ou encore les tendances vampires les plus variées.

Benoît Domergue : « Culture Jeune et ésotérisme » p. 24