Comment parler de Marie - ce que dit Thérèse de Lisieux

Que j’aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la sainte Vierge ! Une seule fois m’aurait suffi pour dire tout ce que je pense à ce sujet.

Que j’aurais donc bien voulu être prêtre pour prêcher sur la sainte Vierge ! Une seule fois m’aurait suffi pour dire tout ce que je pense à ce sujet.

J’aurais d’abord fait comprendre à quel point on connaît peu sa vie. Il ne faudrait pas dire des choses invraisemblables ou qu’on ne sait pas ; par exemple que, toute petite, à trois ans, la sainte Vierge est allée au temple s’offrir à Dieu avec des sentiments brûlants d’amour et tout à fait extraordinaires ; tandis qu’elle y est peut-être allée tout simplement pour obéir à ses parents.

Pourquoi dire encore, à propos des paroles du vieillard Siméon, que la sainte Vierge, à partir de ce moment-là, a eu constamment devant les yeux la passion de Jésus ? ‘Un glaive de douleur transpercera votre âme’, avait dit le vieillard (Lc 2, 35). Ce n’était donc pas pour le présent, vous voyez bien ; c’était une prédiction générale pour l’avenir.

« On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable »

Pur qu’un sermon sur la sainte Vierge me plaise et me fasse du bien, il faut que je voie sa vie réelle, pas sa vie supposée ; et je suis sûre que sa vie réelle devait être toute simple.
On la montre inabordable, il faudrait la montrer imitable, faire ressortir ses vertus, dire quelle vivait de foi comme nous, en donner des preuves par l’Evangile où nous lisons ‘Ils de comprirent pas ce qu’il leur disait’ (Lc 2, 30)