Le téléphone et Internet n’abolissent pas les distances mais les réduisent sensiblement.

Depuis notre cité HLM marseillaise nous avons accès à une véritable bibliothèque mondiale, plus riche que celle des grands monastères traditionnels.

Le téléphone et Internet n’abolissent pas les distances mais les réduisent sensiblement. Depuis notre cité HLM marseillaise nous avons accès à une véritable bibliothèque mondiale, plus riche que celle des grands monastères traditionnels. Les entretiens spirituels peuvent également réunir deux personnes vivant à des centaines ou des milliers de kilomètres. La Méditerranée est devenue un lac que l’on traverse tous les jours par avion ou par satellite.

Le Ciel réduit les distances sur la terre : cette réalité est autant spirituelle que matérielle. La communion dans le Christ emprunte ces nouvelles voies technologiques : « Par toute la terre s’en va leur message, et la bonne nouvelle aux limites du monde. » Cette antienne que nous chantons douze fois dans l’année en mémoire des apôtres s’incarne aujourd’hui de façon toujours plus éclatante. Le nombre d’internautes sur la terre est passé de seize millions en 1995 à plus d’un milliard en 2006. Avec plus de cinq cents milliards de documents sur « la toile » et au moins huit millions de pages Web créées chaque jour, l’information circule jusqu’aux confins de la planète.

La Bonne Nouvelle se répand dans les cœurs des pêcheurs « en ligne ». Conformément aux prophéties de Pierre Teilhard de Chardin, apparaît « une collectivité harmonisée des consciences équivalente à une sorte de super-conscience. La Terre non seulement se couvrant de grains de Pensée par myriades, mais s’enveloppant d’une seule enveloppe pensante, jusqu’à ne plus former qu’un seul vaste Grain de pensée, à l’échelle sidérale. La pluralité des réflexions individuelles se groupant et se renforçant dans l’acte d’une seule Réflexion unanime ».

Les frontières culturelles et religieuses sont de plus en plus poreuses : je reçois régulièrement des e-mails et des SMS d’amis algériens.

Henry Quinson : « Moine des Cités » p. 171

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