La rencontre de Quelqu’un

Voilà bien la vraie question : le christianisme n’est pas une morale mais une expérience, et la morale découle de l’expérience.

La rencontre de Quelqu’un, le christianisme
n’est pas une morale mais une expérience

Voilà bien la vraie question : le christianisme n’est pas une morale mais une expérience, et la morale découle de l’expérience. Il faudrait que cela transparaisse dans tous les discours de l’Église.
Si l’Eglise a pu démarrer, il y a deux mille ans, dans un contexte d’adversité, au lendemain de la Pentecôte, c’est parce que les Apôtres et ceux qui se convertirent à ce moment-là ont fait l’expérience bouleversante et sensible de Dieu. Ils ont été remplis de force et d’amour par l’Esprit Saint.

C’est cette expérience de « nouvelle Pentecôte » qui a été vécue, comme une réponse manifeste à la prière de Jean XXIII, dans le Renouveau charismatique où des millions de personnes, dans le monde entier, ont eu leur vie bouleversée par l’irruption de l’Esprit.
Dans une allocution au Renouveau charismatique italien, le 14 mars 2002, le pape Jean-Paul II leur disait que
« le Renouveau dans l’Esprit peut être considéré comme un don spécial de l’Esprit Saint dans l’Église de notre temps », parce que « les membres font l’expérience d’une rencontre vivante avec Jésus ».

C’est le premier message - à la fois banal et révolutionnaire - des catéchumènes, mais aussi des moines et moniales et de tous ceux qui donnent leur vie à Dieu : adhérer à la foi chrétienne, ce n’est pas d’abord adhérer à une doctrine et à ses dogmes, c’est adhérer à Quelqu’un.
Cela a toujours été la définition du christianisme, mais l’habitude de vivre dans une société chrétienne l’avait fait passer au second plan.

Les histoires de catéchumènes déclinent tous les modes d’une Rencontre qui bouleverse une vie. Qui se manifeste dans le sentiment d’un accompagnement secret depuis l’enfance, par le biais d’un livre ou d’un ami, ou encore dans la fulgurance d’une vision. Qui peut se faire subitement ou au fil de longues années…

Ce ne sont pas des prescriptions morales qui ont radicalement changé leur vie, mais la rencontre de Quelqu’un dont ils sont devenus amoureux et qui leur est devenu tellement indispensable qu’ils se demandent comment ils avaient pu vivre sans le Seigneur et comment font ceux qui ne Le connaissent pas ! Quelqu’un qui les introduit dans une « famille », car la relation à Dieu ne se vit pas en solo.

Les nouveaux convertis, p. 280