MEMOIRES (30) Mes années de retraite à St-Pourçain

A la rentrée scolaire de 1994 je fus déchargé de tout enseignement et me trouvai disponible - C’est pendant ces années de retraite à St-Pourçain que je m’engageai dans la Coopération Missionnaire du diocèse de Moulins - Représentant des Frères Maristes à la coordination « Maristes-Laïcs ».

Quelques problèmes de santé

C’est à la rentrée de 1994 que je décidai de prendre ma retraite professionnelle. La communauté était installée depuis peu dans la maison de l’autre côté de la rue du Faubourg National. Pendant ma dernière année d’enseignement, déjà, je bénéficiai d’un mi-temps thérapeutique. Il m’avait été accordé suite à mon hospitalisation à Clermont-Ferrand pour un problème cardiaque. Cette faiblesse fut révélée par une épreuve d’effort à la suite de laquelle on m’envoya faire une coronarographie. Celle-ci montra qu’il n’y avait pas de problème du côté des coronaires. On me renvoya à la maison en me demandant de revenir huit jours plus tard pour d’autres tests. C’est alors que fut diagnostiquée mon angine spastique, appelée aussi angor de printzmetal. Je fus rassuré lorsqu’on me dit que cela se soignait très bien. La suite a montré qu’on avait dit vrai.

La Maison du Missionnaire à Vichy
La Maison du Missionnaire à Vichy

Que faire pendant sa retraite ?

A la rentrée scolaire de 1994 j’étais donc déchargé de tout enseignement et me trouvai disponible. J’aurais pu quitter St-Pourçain comme avait fait F. Joseph L. lors de son entrée en retraite l’année précédente. Le F. Provincial, André T., me demanda de rester à St-Pourçain et de remplacer F. Roger Ch. comme supérieur de la communauté. Je demeurai assez présent à N.D des Victoires grâce à la catéchèse et à d’autres petites activités. J’animais un temps de prière chaque semaine avec un petit groupe de pensionnaires. C’est moi qui pris en charge la maintenance des ordinateurs de notre salle informatique. J’arrivais à régler les petits problèmes et, quand cela était nécessaire, je portais les appareils chez un dépanneur à Moulins-Avermes. La fréquentation de cet artisan qui travaillait seul dans son atelier m’apprit beaucoup de choses. Je devins même un peu son ami.

Collaboration au « Vignoble Bourbonnais »

Le P. Maurice de D., curé de la paroisse m’avait demandé d’entrer dans l’équipe du « Vignoble Bourbonnais », le bulletin mensuel de la paroisse. Je compris par la suite que ma présence dans ce comité devrait contrebalancer l’influence de l’abbé M.. Je garde un souvenir assez mêlé de ma collaboration. Il y eut de bons moments. Je connus des gens intéressants comme M. Béal, Mme D. C’est par ce biais que je fis quelques essais à la radio diocésaine de Moulins. Mais, suite à une crise particulièrement aiguë avec le Père M., je décidai de prendre du recul et cessai de fréquenter les réunions du comité de rédaction.

Engagé à la « Coopération Missionnaire » du diocèse de Moulins

Coopération missionnaire du diocèse de Moulins, réunion à Vichy
Coopération missionnaire du diocèse de Moulins, réunion à Vichy

C’est aussi pendant ces années de retraite à St-Pourçain que je m’engageai dans la Coopération Missionnaire. A l’évêché de Moulins on souhaitait trouver un remplaçant pour le prêtre responsable de ce service. Une demande pour cela était parvenue au F. Provincial, André T.. Il nous la transmit. Je venais de prendre ma retraite et restais assez disponible. Je ne connaissais pas ce service d’Eglise mais commençai des démarches pour voir ce qu’on attendait de nous. J’envoyai une lettre au P. de D., alors vicaire épiscopal, pour lui faire part de mes réticences. Le responsable de la Coopération Missionnaire du diocèse vint me voir. Après sa visite il informa le diocèse que je ne ferais pas l’affaire. Apprenant cela je crus qu’on en resterait là et en fus soulagé. Pourtant, quelque temps plus tard, on m’avertit que le Père Denis Verrons, un Père Lazariste de la Maison du Missionnaire, à Vichy, acceptait la nomination de Délégué Diocésain à la Coopération Missionnaire et qu’il souhaitait que je devienne son adjoint. Cette solution me parut la bonne et j’acceptais de m’engager.

Découverte de l’Eglise à travers la Coopération Missionnaire

Les activités de la Coopération Missionnaire occupèrent une grande place dans ma vie jusqu’à mon départ de St-Pourçain. J’ai gardé un bon souvenir de ce temps-là. Mes rapports avec le Père Verrons étaient excellents. J’appréciais beaucoup les réunions régionales. Je me souviens de celles de St-Doulchard, près de Bourges, de celles de Tours, Vézelay, Lucé, près de Chartres. Grâce à ce service je découvris bien des personnes intéressantes, j’appris à mieux connaître les réalités de l’Eglise. Quand j’arrivai à la rue Dareau, à Paris, en 2001, le hasard me fit rencontrer une animatrice du service national des OPM que j’avais fréquentée dans ces réunions. Elle fit le nécessaire pour me faire entrer dans l’équipe du diocèse de Paris.

Représentant des Frères Maristes auprès des « Maristes Laïcs »

La Neylière, réunion « Maristes-Laïcs »
La Neylière, réunion « Maristes-Laïcs »

Vers la fin de mon séjour à St-Pourçain Fr. André T. me demanda de représenter les Frères Maristes à la coordination « Maristes-Laïcs ». Ce comité rassemblait des représentants de divers groupes en lien avec les Pères Maristes. Ces délégués devaient favoriser un rapprochement entre les diverses branches des Maristes.
Des réunions étaient organisées régulièrement, le plus souvent à La Neylière. J’appris à connaître ce lieu que je connaissais peu. Je me rappelle de l’accueil chaleureux que je reçus à la première rencontre à La Neylière. Je découvris un milieu différent du mien et fréquentai des personnes pour qui je conçus une grande estime. J’ai gardé un bon souvenir de ce temps-là mais je me rendis compte assez vite que j’avais été nommé à ce poste parce qu’il fallait quelqu’un mais que mes confrères et mes supérieurs ne paraissaient pas se préoccuper beaucoup de ce qui se faisait dans cette instance. On ne me posait pas de questions à ce sujet et je ne fus même pas invité aux réunions des fraternités Champagnat. En réalité, de côté des Frères, on ignorait à peu près tout ce qui se passait dans les autres branches des Maristes et les efforts que je fis changer cette situation n’eurent guère de résultats.
Mon mandat se prolongea beaucoup plus longtemps que je ne souhaitais. J’insistai longtemps pour avoir un remplaçant. Mais j’étais déjà arrivé à la rue Dareau depuis plusieurs années quand je l’obtins.