MEMOIRES (27) - Professeur à N.D. des Victoires à St-Pourçain-sur-Sioule

Le plaisir de faire la classe - N.D. des Victoires se dote d’un C.D.I.- L’arrivée de l’informatique dans notre établissement. Le plan "informatique pour tous - notre nanoréseau - L’informatique renouvelle ma façon de travailler - Un recyclage pour améliorer mon enseignement de l’anglais.

Soulagé de la direction des établissements

Après le gros accident de santé que j’avais connu en 1978 et 1979 je n’avais nul envie de reprendre une direction d’établissement. La demande que j’avais faite à mon supérieur à la fin de mon séjour à Chagny était enfin exaucée. Je ne m’étais jamais senti à l’aise dans cette fonction. Je m’étais rendu compte que je n’étais pas fait pour ce travail.

Le parc de N.D. des Victoires sous la neige
Le parc de N.D. des Victoires sous la neige

A Crozon puis à Chagny j’avais fait ce métier de mon mieux mais c’était au prix d’une fatigue excessive. Par tempérament je prenais les choses trop à cœur sans pouvoir évacuer le « stress » quand il le fallait. En revanche j’aimais faire la classe. L’enseignement du français ou de l’anglais m’avait toujours plu. Je me plaisais en classe et j’avais un bon contact avec mes élèves

Mise en place d’un C.D.I. à N.D. des Victoires

Quand je « pris pied » à N.D. des Victoires en janvier 1980 on ne put me confier un service complet d’enseignement. Du reste ce n’était pas souhaitable car je n’étais pas suffisamment rétabli. Aussi, pour compléter mon horaire je fus chargé de mettre en place le C.D.I. de l’établissement. Nous avions un local bien adapté mais rien de plus. Tout restait à faire. Avec l’aide de quelques élèves pensionnaires je commençai par installer des étagères. Mais nous n’avions pas grand chose pour les garnir. Fort heureusement on reçut un fonds important venant d’un établissement dont les Frères se retiraient cette même année. Grâce au F. Joseph L. on bénéficia d’un lot important de livres et documents venant de St-Genest Malifaux dans la Loire.

séance de travail au C.D.I.
séance de travail au C.D.I.

Avec le temps notre C.D.I. se développa et s’enrichit considérablement. Bientôt, dans notre centre de documentation, le travail principal fut confié à Véronique V. puis à Mme R. Mon temps d’enseignement augmentait d’année en année et je fus moins disponible pour travailler au C.D.I. mais je restai mêlé à cette « aventure » tout le temps de mon séjour à Saint-Pourçain.

1985 - Plan « Informatique pour tous »

L’informatique m’intéressa dès son arrivée dans notre établissement à Saint-Pourçain. Disons même que je dus faire des efforts pour ne pas trop m’y adonner aux dépens de tout le reste. On vit arriver chez nous un exemplaire des célèbres nanoréseaux.
Relisons ce que dit « wikipedia » à ce sujet :
« Le plan informatique pour tous avait notamment popularisé le nanoréseau : un réseau informatique de taille modeste (jusqu’à 32 postes, à 500 kbit/s) qui comprenait des nano-machines (Thomson MO5, Thomson TO7/70 ou Thomson MO5NR) et un serveur compatible PC […] Le PC était muni de deux lecteurs de disquettes 5¼ pouces, l’un servait au système d’exploitation (MS-DOS version 2.11), l’autre aux données pour les Thomson. Le serveur donnait également accès à une imprimante partagée. […] Toutes les machines étaient pilotables à distance […] »
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_informatique_pour_tous)
Notre réseau, installé dans une petite salle qui donnait sur la cour des classes primaires, était très fréquenté. Que de bons moments je passai avec ces élèves que les cars amenaient avant la classe du matin. J’étais chargé de les accueillir et de les initier à l’utilisation de ces appareils.

ordinateurs enfants
ordinateurs enfants

De nouveaux outils, d’autres façons de travailler

Après quelques débuts laborieux dans l’initiation à l’informatique je recueillis les fruits de mes efforts. Traitement de texte, tableurs, bases de données, mon émerveillement grandissais avec mes nouvelles découvertes. Je vis bien vite le profit qu’on pouvait en tirer de ces nouveaux outils.
Je repense à ces temps de vacances pendant lesquels je « potassais » des livres expliquant le fonctionnement des ordinateurs et des logiciels. Les progrès et les évolutions dans l’informatique grand public furent rapides, de quoi perdre pied par moments. Après le « DOS » voici qu’arrivait « windows ». La petite salle-informatique de N.D. des Victoires avec son « nano réseau », dont nous étions très fiers devint insuffisante. Dans une salle plus grande on installa la dizaine de PC « Olivetti » que le Conseil Général de l’Allier nous alloua. Abandonner le « DOS » avec ses « lignes de commande » pour adopter une interface graphique sur laquelle on promenait la « souris », cela déconcertait au début mais je m’y adaptai rapidement. Dans ces « temps héroïques » il nous arrivait même de composer de petits programmes en langage « basic » pour aider les élèves dans l’étude de la grammaire ou du vocabulaire.

Avec le recul j’ai pris conscience de tout ce que l’informatique allait apporter dans ma vie. Tout d’abord à mesure que mes connaissances s’amélioraient dans ce domaine je fus amené à aider d’autres personnes à se tirer d’affaire. Cela me valut beaucoup de contacts intéressants.
Assez rapidement je tirai profit de mes nouvelles découvertes. L’utilisation du traitement de texte changeait complètement non seulement la façon de prendre des notes mais aussi la manière de composer. Il devenait si facile de raturer ou d’effacer, de modifier ou de recopier ou encore de faire des recherches dans de gros fichiers ! Si je ne prenais que peu de notes manuscrites lors de mes lectures auparavant il en fut tout autrement quand j’eus appris à utiliser le traitement de texte. Avec le temps je me constituais un véritable trésor.

Du nouveau dans l’enseignement de l’anglais

N.D. des Victoires - artistes à l'œuvre
N.D. des Victoires - artistes à l’œuvre

Les premières années que je passai à St-Pourçain je fus chargé de cours de français et d’anglais mais par la suite on me confia surtout de l’anglais. C’est une matière que j’avais toujours beaucoup aimée. J’étais un auditeur régulier de la BBC, si bien que je me sentais de plus en plus à l’aise dans cette langue étrangère. Comme la plupart de mes collègues j’étais persuadé qu’il fallait donner la priorité à la pratique de l’oral dans cet enseignement. J’eus la chance de bénéficier d’une sorte de recyclage à Clermont-Ferrand le mercredi après-midi avec une collègue. Cela nous permit de renouveler notre enseignement en donnant une plus grande place à l’oral. Nous fûmes également beaucoup aidés par les nouveaux manuels qui parurent à cette époque.