Les réponses des chrétiens aux musulmans

Ne pas se focaliser sur les différences entre les Evangiles. Un point essentiel : l’Evangile n’est pas un livre. Les Evangiles été écrits à la lumière de la foi en Jésus comme le premier ressuscité.

Pour les musulmans l’Evangile est
une forme ou une version du Coran

Avant tout il est essentiel de comprendre que les musulmans considère l’Evangile à la lumière du Coran, pour eux c’est une forme ou une version du Coran. A ce moment-là seulement il est possible de parler de manière significative dans le dialogue avec les musulmans en se plaçant dans la perspective de la foi chrétienne, basée sur le message des Evangiles.

Ne pas se focaliser sur les différences entre les Evangiles

Pour le dialogue ce n’est pas un point de départ utile que de se focaliser sur les différences entre les Evangiles ( en réponse à l’opinion que ces différences constituent un problème) ou de présenter des explications historiques à ce sujet. Au contraire le contenu des Evangiles devrait être souligné.

Un point essentiel : l’Evangile n’est pas un livre.

Le mot grec evangelion’ signifie ‘Bonne Nouvelle (de salut)’ (al-bushra). Il contient le message de l’amour de Dieu, communiqué par Jésus, le Fils de Dieu. Ce message à l’origine ne fut pas mis par écrit mais proclamé par Jésus et ensuite – oralement et non par écrit – fut transmis par ses disciples qui avaient vécu avec lui et devinrent les témoins de sa vie, de ses souffrances, de sa mort et de sa Résurrection.

Nous témoignons que Jésus lui-même est le Verbe de Dieu, la révélation de Dieu lui-même. Le Coran aussi appelle Jésus le ‘Verbe de Dieu’ (kalimat All a h, Coran 4 : 171 ; cf. 3 : 39-45). Cependant il ne considère pas Jésus comme le Fils de Dieu.

Les Evangiles été écrits à la lumière de la foi
en Jésus comme le premier ressuscité.

Avec les quatre Evangiles nous arrivons au témoignage écrit au sujet de Jésus. Ils ont été écrits à la lumière de la foi en Jésus comme le premier ressuscité. Ils attendent de l’auditeur ou du lecteur cette même foi ; ils nous demandent si nous aussi nous rencontrerons Jésus comme le Seigneur.

Les quatre Evangiles renferment la tradition de l’Eglise,

le prolongement sous forme écrite du message de Jésus au sein de la communauté croyante. A l’origine le message fut proclamé oralement, il ne fut mis par écrit que dans la seconde moitié du premier siècle.
Cette manière de comprendre les Evangiles rappelle d’une certaine manière le concept musulman de la Sunna – la conservation, en dehors du Coran, des paroles et des actions de Mahomet.

Les manuscrits du Nouveau Testament les plus anciens

datent du début du 2e siècle. Comme il arrive pour la Bible dans son ensemble, les anciens manuscrits des Evangiles renferment un certain nombre de lectures différentes. Les divers manuscrits sont d’accord entre eux pour l’essentiel mais il y a aussi quelques différences significatives.

En appliquant les méthodes de la critique textuelle on peut restituer le texte original avec quelque certitude. Des éditions du texte biblique ont été publiées et elles tiennent compte des variantes textuelles les plus significatives. Les écrits chrétiens primitifs (les Evangiles, les Epîtres, etc. ) ont été rassemblés pour former le Canon. En procédant ainsi l’Eglise n’a pas reconnu comme authentiques tous les écrits existants ; certains furent exclus du Canon, on les connaît sous le nom ‘d’apocryphes’.

Un point de départ non négociable pour le dialogue

Chacune des deux parties doit reconnaître que l’Ecriture sur laquelle se fonde la foi de l’autre communauté constitue la base et la norme pour la compréhension et l’expression de cette foi. C’est là un point de départ non négociable pour le dialogue.
Ce point a été accepté au Congrès islamo-chrétien de Tripoli, Libye, en février 1976. Cela implique aussi qu’il est important pour les chrétiens d’étudier le Coran et pour les musulmans d’étudier la Bible : c’est une condition si l’on veut que le dialogue entre eux soit valable.

La Bible peut être étudiée sans tenir compte
des conclusions de la foi chrétienne

Comme tout autre document historique la Bible peut être étudiée sans tenir compte des conclusions de la foi chrétienne. Ainsi les Evangiles ont été interprétées à partir de positions variées donnant ainsi, par exemple, des lectures rationalistes, marxistes, juives et même islamiques des évènements décrits dans les Evangiles.
Chacune de ces lectures mérite considération dans la mesure où elle prend en compte sérieusement l’intention du texte lui-même. En gardant ce souci du respect des différentes interprétations des textes on peut espérer que le dialogue entre les Chrétiens et les musulmans prendra en compte sérieusement les différences entre le Coran et la Bible.

D’après un texte diffusé en anglais sur Internet
cf : http://www.answers-to-muslims.com/