Le point de vue chrétien : Du ministère terrestre de Jésus à la foi de Pâques

Jésus a affirmé qu’il était au-dessus de tous les prophètes et docteurs de la Loi venus avant lui.

Des études récentes du Nouveau Testament établissent que Jésus était une personne pleinement humaine, mais quelqu’un en qui la loi de Dieu se fait proche.

Dans l’enseignement de Jésus et dans ses actions Dieu se révèle à la fois comme son Père et notre Père. Jésus est né et a grandi comme tout autre humain.
Quand il eut quitté sa maison et sa famille à Nazareth il fut baptisé par Jean-Baptiste. Ce fut un moment décisif quand, par l’action de l’Esprit Saint, Jésus a perçu que Dieu le reconnaissait comme son ‘Fils bien-aimé’ et, en même temps, lui donnait la mission d’être son serviteur. Le langage utilisé au baptême de Jésus (ex. dans Mc 1 :11) fait écho aux passages de l’Ancien Testament qui parlent, d’une part, du Roi d’Israël comme Fils de Dieu (ex. Psaume 2 :7) et, d’autre part, d’un mystérieux ‘serviteur’ de Dieu qui, par ses souffrances extrêmes, apportera le salut de Dieu qui s’étendra à toute la terre par-delà Israël (Isaïe 42 :1-7 et aussi 49 : 1-7 ; 50 : 4-11 ; 52 : 13 – 53 : 12).

Jésus a affirmé qu’il était au-dessus de
tous les prophètes et docteurs de la Loi
venus avant lui.

Un docteur de la Loi dit : ‘Moïse a dit …’ Un prophète dit : ‘Ainsi parle le Seigneur …’ Mais Jésus, sans faire appel à une autorité supérieure, dit simplement : ‘En vérité je vous dis …’

A ce sujet le sermon prononcé par Jésus dans sa ville natale de Nazareth (Luc, 4 : 14-30) est particulièrement frappant. En effet il dit : ‘Je suis celui par lequel ce qui a été promis par les prophètes est réalisé’.
Finalement, en parlant de Dieu, Jésus n’a pas placé ses auditeurs et lui-même dans la même position devant celui qu’il appelait le ‘Père’. Il a plutôt distingué entre ‘votre Père’ et ‘mon Père’.
Les êtres humains sont les enfants de ce Père, mais Jésus, seul est le ‘Fils’ dans le sens absolu du terme.

Ceux qui ont entendu Jésus prêcher ont vite compris qu’ils devaient ou bien accepter ses prétentions sans précédent et par conséquent adhérer totalement à lui et à ses enseignements ou au contraire le considérer comme un blasphémateur et un imposteur d’un degré extraordinaire. Ceux qui choisirent de ne pas croire en Jésus ont agi constamment en conséquence en l’arrêtant et en le faisant exécuter. Il fut condamné d’après leur propre loi comme un blasphémateur et comme un agitateur d’après la loi des occupants romains. Et ils paraissaient avoir raison. Quand il était sur la croix et qu’ils se moquaient de lui disant : ‘Il a sauvé les autres, il ne peut se sauver lui-même’ (Marc 15 :31) rien ne se passa.

Jésus est apparu aux disciples comme
l’Unique Vivant ressuscité des morts.

Nous savons ce qui est arrivé après. Le désespoir profond des disciples qui avaient abandonné tout espoir (Luc 24 :21) n’a pas duré longtemps. Jésus leur est apparu comme l’Unique Vivant ressuscité des morts. Cela les a poussés – ainsi que ceux qui ont adhéré à la foi à travers leur témoignage – à se demander comment exprimer de la manière la plus convenable ce qu’ils avaient à dire sur Jésus. Ils l’ont appelé ‘le Fils de Dieu’ ; c’est ainsi également qu’ils l’ont prié et l’ont proclamé publiquement. Aujourd’hui particulièrement il est certainement possible de dire de manière différente ce qu’ils signifiaient par là. Mais ce titre de ‘Fils de Dieu’ était particulièrement adapté pour la confession et la proclamation de la foi – et il est toujours demeuré ainsi.

De plus, Jésus lui-même a fait comprendre que ce titre traduit la vérité. Dans les Evangiles il y a de nombreux passages dans lesquels Jésus se nomme lui-même ‘le Fils’ et d’autres où l’on se demande s’il est ‘le Fils de Dieu’ (Ex. Matthieu 16 :16 ; Marc 14 :61-2 ; Luc 1 :32). Et comme lui-même, avec insistance, appelle Dieu ‘mon’ Père, comment peut-il être erroné de l’appelé ‘le Fils de Dieu’ ?

Les Chrétiens affirmaient que ‘le Fils de Dieu’
n’est autre que ce Jésus

Appeler Jésus ‘le Fils de Dieu’ mettait clairement en lumière qu’il revendiquait d’être unique, et plus qu’un homme seulement. Appliquer ce titre à Jésus était profondément interpellant parce de cette manière la foi chrétienne éliminait toutes les images (glorieuses ou bizarres) que les Juifs et les Grecs avaient imaginé des ‘fils de Dieu’. Les Chrétiens affirmaient que ‘le Fils de Dieu’ n’est autre que ce Jésus – ce Jésus sujet à controverse, raillé, persécuté et exécuté. Il n’est pas surprenant que les puissants n’ait pu toléré cela.

Appeler Jésus ‘Seigneur’ soulevait des questions semblables. La version grecque de l’Ancien Testament, déjà en usage à l’époque de Jésus se servait du même mot (‘Kurios’) pour traduire le nom hébreux de ‘Yahweh’, mais ‘Kurios’ pouvait aussi vouloir dire ‘Maître’. Pour les Grecs ‘Kurios’ était un titre divin, aussi il était naturel que César ait adopté ce titre pour lui-même puisqu’il demandait d’être honoré comme une divinité. En conséquence le martyre était le sort réservé pour ces Chrétiens qui refusaient de donner ce titre à César et qui proclamaient que ‘Jésus seul est Seigneur’

D’après un texte diffusé en anglais sur Internet
cf : http://www.answers-to-muslims.com/

-→ Pour lire la suite