« Je ne haïrai point » Dr Izzeldin Abuelaish (I)

Le témoignage d’un Palestinien de Gaza, un homme de paix. « Dans un conflit qui s’enlise, il est peu banal de rencontrer un père meurtri qui martèle ce message : ‘Je ne haïrai pas » .( Editions Robert Laffont, 2011)

Couverture du livre « Dans un conflit qui s’enlise, il est peu banal de rencontrer un père meurtri qui martèle ce message : ‘Je ne haïrai pas’.
Quelle leçon de courage et de lucidité lorsqu’on entend cet homme-là dire, malgré ses blessures, que la haine, la vengeance et la violence depuis six décennies n’ont rien résolu et ont, au contraire, rendu la situation encore plus difficile, encore plus inextricable. »

« Le docteur Izzeldin Abuelaish détient cette force. Il a ce grand mérite de faire prévaloir la raison sur la colère.
‘Les mots sont plus forts que les bombes’ enseigne-t-il.
La paix réside dans la tête de hommes.
Toute sa vie, avant et après le drame, de docteur Abuelaish a tenté de jeter des ponts entre les peuples israélien et palestinien et de réduire le fossé qui les sépare.
( Jean-Marc Delizée, Bruxelles, 2010, Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales, chargé des personnes handicapées » - p. 314)

Un médecin dévoué et un être humain empathique

« Avec le temps j’ai pu découvrir qu’Izzeldin était un médecin dévoué et un être humain empathique, et je fus impressionné par la compassion qu’il éprouvait à l‘égard de ses patients. Son regard sur la vie et le monde était aussi tout à fait remarquable. Venir de Gaza à l’hôpital Soroka n’est pas chose facile. On ne sait jamais si la frontière sera fermée ni s’il sera possible de la franchir à nouveau en sens inverse. Comme tous les habitants de Gaza, il fait quotidiennement l’expérience de ces frustrations, mais je trouve extraordinaire qu’Izzeldin ne se plaigne jamais. Je ne l’ai jamais entendu condamner en termes généraux les injustices dont il fut victime. »
(de la Préface du Dr Marek Glezerman, p. 9 )

Izzeldin n’est ni frustré, ni découragé

« Izzeldin a toutes les raisons du monde d’être frustré, découragé, meurtri par l’environnement dans lequel il vit, mais il ne l’est pas. Malgré tout ce qu’il a vu et enduré, sa foi en la coexistence et la paix entre Palestiniens et Juifs n’a jamais été ébranlée. Il ne considère pas Israël comme une entité monolithique où les individus sont semblables. Il connaît bon nombre d’Israéliens, certains sont devenus ses amis. Il sait que nombreux sont ceux qui ne considèrent pas tous les Palestiniens comme des terroristes, de la même façon qu’il connaît un grand nombre de Palestiniens qui ne regardent pas tous les Israéliens comme des occupants d’extrême droite. Il pense que nous sommes deux peuples voulant vivre en paix, n’en pouvant plus de la guerre et des bains de sang. »
(de la Préface du Dr Marek Glezerman, p. 11 )

Sa célébrité ne l’a pas changé d’un iota

« Dans des circonstances incroyablement tragiques, Izzeldin a été propulsé sur le devant de la scène internationale. Les plus grands journaux du monde l’ont interviewé, de même que les présentateurs d’émissions télévisées réputées, il s’est aussi entretenu avec les leaders politiques du monde entier. Mais ce qui est incroyable, c’est que tout cela ne l’a pas changé d’un iota. »
(de la Préface du Dr Marek Glezerman, p. 17 )