Cardinal Martini, pour une Eglise ouverte

« Oui, je veux une Église ouverte, une Église dont les portes sont ouvertes à la jeunesse, une Église dont le regard est orienté vers un horizon lointain. Ce qui rend l’Église attrayante, ce n’est pas …. » (Carlo Maria Martini, Le rêve de Jérusalem, DDB 2009)

Cardinal Martini, le rêve de Jérusalem « Oui, je veux une Église ouverte, une Église dont les portes sont ouvertes à la jeunesse, une Église dont le regard est orienté vers un horizon lointain. Ce qui rend l’Église attrayante, ce n’est pas l’adaptation et les offres tièdes.
J’ai confiance dans la parole radicale de Jésus, que nous devons transposer dans notre monde : en tant qu’aide à la vie, en tant que Bonne Nouvelle que Jésus veut apporter. « Transposer » ne veut pas dire « banaliser ».
C’est par notre vie, avec le courage de l’écoute et de la confession, que la parole de Jésus doit montrer son profil aujourd’hui.
Jésus veut soulager ceux qui mènent une vie pénible et ceux qui sont accablés, il veut montrer aux riches leurs possibilités et s’opposer à ceux qui pratiquent l’injustice. »

Nous ne devons pas nous rendre dépendants des chiffres et des résultats.
« Je suis impressionné par la question de Jésus :
Le Fils de l’Homme, lorsqu’il reviendra, rencontrera-t-il la foi sur la terre ?

Il ne demande pas : Rencontrerai-je une grande Église bien organisée ? Il sait apprécier aussi bien une Église pauvre et petite, animée d’une foi puissante et agissant selon cette foi. Nous ne devons pas nous rendre dépendants des chiffres et des résultats. Nous sommes dès lors beaucoup plus libres de suivre l’appel de Jésus. »

« J’ai beaucoup réfléchi, comme évêque, aux nouveaux mouvements ecclésiaux ; un grand nombre d’entre eux sont issus de Milan. Je me suis beaucoup interrogé pour savoir s’ils nous mènent vers l’avenir. Et bien entendu, je me suis également demandé : Ne repoussent-ils pas à l’ombre les gens ordinaires et bons catholiques ? » (Le rêve de Jérusalem, p. 170)

Ne pas nous lamenter ni moraliser

« ’Nous devons aller de l’avant’, aimait dire le pape Jean-Paul II. Ne pas nous lamenter ni moraliser, mais découvrir et renforcer ce qui est bon et nouveau ; cela signifie l’Évangile, la Bonne Nouvelle. Ceci ne vaut pas seulement pour les discussions personnelles, mais également pour le service divin et la prédication.
La confession se termine par ce mot « Je t’absous de tes péchés, va en paix. » C’est là une promesse sans « si  » ni « mais  », et sans « tu dois ». Jésus parle a l’indicatif :
« Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes le sel de la terre. Tes péchés te sont pardonnés. »
(Le rêve de Jérusalem, p. 174)

A Gaza vivait au VIe siècle Dorothée de Gaza …

En Palestine, plus précisément à Gaza - aujourd’hui tourmenté par bien des souffrances et des conflits -, vivait au VIe siècle Dorothée de Gaza. De lui nous vient une image connue des croyants :
« Représentez-vous le monde comme un cercle dont le centre est Dieu et dont les rayons sont les différents modes de vie des hommes.
Si tous ceux qui veulent se rapprocher de Dieu se déplacent vers le centre du cercle, ils se rapprochent à la fois les uns des autres et de Dieu. Plus ils se rapprochent de Dieu, et plus ils se rapprochent entre eux. Et plus ils se rapprochent entre eux, plus ils se rapprochent de Dieu. »
(Le rêve de Jérusalem, p. 175)

Carlo Maria Martini, Le rêve de Jérusalem, DDB 2009